27 avril 2008

  Cérémonie du souvenir de la déportation

La cérémonie s’est déroulée comme l’avait proposé l’ONAC et le sous-préfet de Meurthe-et-Moselle, lors des réunions préparatoires.
À l’issue de la cérémonie officielle, l’association Équinoxe a déposé une gerbe avec les mentions « Liberté, Égalité, Fraternité : à toutes les victimes de la déportation » afin de rappeler une évidence : face au nazisme, toutes les victimes, tous les combattants anti-fascistes ont droit à la même dignité, à l’estime et à la reconnaissance de la République.
Même s’il reste d’ultimes pas à construire ensemble pour que cette cérémonie soit un hommage égal à toutes les victimes du IIIème Reich, aujourd’hui, des avancées significatives ont été faites :

• la délégation de l’association LGBT (Lesbienne – Gai – Bi – Trans) Équinoxe a pris place aux côtés des représentants des diverses associations et des élus ;
• l’emplacement de la gerbe de fleurs d’Équinoxe avait été prévu : elle fermait la ligne des six premières gerbes, aux côtés de celles des associations d’anciens combattants qui, pour la première fois, ne s’y sont pas opposées : c’est une vraie avancée et nous les en remercions ;
• le Président d’Équinoxe, Patrick Roberstein, a pu prendre la parole, dans la continuité de la cérémonie.

De plus, l’accueil a été particulièrement chaleureux : de jeunes lycéens, mais aussi des responsables associatifs, des élus et des personnalités civiles et militaires ont écouté la prise de parole d’Équinoxe. C’était un plus pour cette commémoration 2008.
Les nombreuses discussions qui se sont menées à l’issue de la cérémonie ont confirmé que les réticences du passé cèdent peu à peu.

Discours d’Equinoxe du dimanche 27 avril 2008

En ce jour, face à ce Monument des Résistants, c’est la mémoire qui nous rassemble, afin de rendre l’hommage qui est dû à tous les combattants de la liberté, et à toutes les victimes de la déportation.

La mémoire vivante de ces temps obscurs est malheureusement en train de s’éteindre. La disparition récente de Lazare Ponticelli, pour ce qui est de la première Guerre Mondiale, en est le témoin. Notre devoir citoyen, à toutes et tous, nous fait prendre conscience de la nécessité de perpétuer le souvenir de nos aïeux, dont le sacrifice et le courage ont permis à la France de recouvrer sa liberté.

N’oublions jamais que la haine de la différence a été l’instigatrice d’une barbarie sans aucune limite, dont le point de départ fut la hiérarchisation simple et systématique de tous les êtres humains, en fonction de leurs origines, leurs croyances, leurs convictions et préférences.

Untermenschen ! Cela veut dire « sous-hommes ». C’est ainsi qu’une idéologie totalitaire nomma les victimes de la déportation pour justifier ses actes inqualifiables. La conscience de l’égalité pour toutes et tous est le gage de ne plus jamais reproduire cet épisode effroyable et honteux de notre Histoire.

Unis en ce jour de commémoration, n’oublions jamais ceux et celles qui ont versé leur sang pour la liberté. N’oublions jamais ceux et celles dont la dignité a été bafouée, faute d’égalité. Ensemble, fraternellement, nous réaffirmons notre détermination à nous souvenir de toutes les victimes.

Sans exception !

© Equinoxe Nancy Lorraine – www.equinoxe54.com


Photos : © www.nancygay.com