Actualités
S O M M A I R E

 

• Revue de presse

• Lien entre pédophilie et homosexualité, le Vatican stigmatise les homosexuels
La Fédération LGBT interpelle le cardinal Vingt-Trois ainsi que le nonce apostolique à Paris

• Declaration de l'Equipe d'animation nationale de Trans Aide - Février 2010

• Lettre ouverte à Nadine Morano, Secrétaire d’état chargée de la Famille et de la Solidarité
• 1er décembre 2009
• Des droits pour nos enfants, pas des berceuses
• Sauvons la gaypride
• la HALDE adopte la délibération 2009-222
• Et pour les personnes transgenres ? La stérilisation comme condition du changement d'identité !
•Journée mondiale du don du sang : les homosexuels exclus
• Les Principes de Jogjakarta nous rassemblent
• 1er décembre 2008 : Equinoxe Nancy Lorraine joue ses atouts
• Le chanteur homophobe Capleton invité à Nancy le jeudi 20 novembre 2008
• M. Gérard Longuet, sénateur UMP, insulte les homosexuels !
• Non à Edvige 2;
• Répression anti-LGBT en Turquie... Une association turque condamnée à la fermeture !
• L'homme déchu de sa nationalité après avoir épousé un Néerlandais pourrait redevenir Français en 2009

> Lien entre pédophilie et homosexualité,
le Vatican stigmatise les homosexuels
La Fédération LGBT interpelle le cardinal Vingt-Trois
ainsi que le nonce apostolique à Paris

Alors que des affaires de pédophilie secouent l'Église catholique, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, vient d'exclure que l'explication puisse être le célibat des prêtres mais prétend y voir l'homosexualité comme seule cause.

En visite au Chili, le cardinal Bertone, a déclaré lundi 12 avril : « De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu'il n'existe pas de relation entre le célibat et la pédophilie, mais beaucoup d'autres, et on me l'a dit récemment, ont démontré qu'il existait un lien entre l'homosexualité et la pédophilie. C'est la vérité, c'est le problème. [...] Cette pathologie touche toutes les catégories de gens, et les prêtres à un moindre degré si l'on regarde les pourcentages. »

Étrangement, sans doute parce que cela rend sa position intenable, le représentant du Vatican oublie que des prêtres abuseurs s’en sont aussi bien pris à de toutes jeunes filles ! Qui aurait, pour autant, l’idée de s’en prendre globalement aux hétérosexuels ? A peine l'octave de Pâques achevée, ce nouvel amalgame entre pédophilie et homosexualité commis par le Vatican provoque notre indignation et notre colère, alors que l'Église catholique est en difficulté jusqu'à son sommet pour n'avoir pas dénoncé par le passé les abus sexuels commis par des prêtres sur des enfants.

En désignant l'homosexualité comme bouc-émissaire, le cardinal Bertone tente une diversion scandaleuse afin de dédouaner le Saint-Siège, rejetant les fautes du passé sur l'homosexualité prétendue de ses prêtres. Il ne peut ignorer qu'avec cet obscurantisme présenté comme vérité, il va déclencher encore plus de haine contre les homosexuel-les du monde entier. Les homosexuel-les ne sont pas des pédophiles. L'homosexualité est une orientation sexuelle et certes pas une pathologie, dussions-nous marteler qu'en France, depuis 1982, l'homosexualité n'est plus un délit et que dans le monde, depuis 1995, elle ne figure plus dans la liste des maladies mentales de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Les homosexuel-les athées, agnostiques et croyants de la Fédération LGBT dénoncent les pseudo-explications scientifiques alléguées par le secrétaire d'Etat du Vatican. Ils les vivent comme une nouvelle provocation à la haine et au rejet des personnes, malgré des discours contraires de l'Église catholique devenus totalement inaudibles désormais.

Alors que le 17 mai prochain, Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, et la transphobie aura pour thème « Religions, homophobie, transphobie », la Fédération LGBT appelle athées, agnostiques et croyants, catholiques ou non, associations des droits de l'homme, syndicats et partis politiques, à faire connaître leur indignation suite à ces propos qui font écho à l'opposition de l'Eglise catholique à toutes les avancées des droits des homosexuel-les et des personnes transgenres.

La Fédération LGBT interpelle le père Vingt-Trois, président des évêques de France, et le père Luigi Ventura, nonce apostolique et représentant officiel du Saint-Siège à Paris. Nous leur demandons solennellement de transmettre au Vatican notre colère suite à ces propos afin d'obtenir le retrait de ces allégations mensongères par l'intéressé et des excuses au plus haut sommet de l'Église catholique pour avoir établi un amalgame indigne et avoir exposé délibérément les personnes homosexuelles à la haine. La Fédération LGBT attend une réelle contrition, bien distincte de toute componction vaticane.

Site Internet : www.trans-aide.com

> Déclaration de l’Équipe d’animation nationale de Trans Aide
15 février 2010

La Ministre de la santé, madame Roselyne Bachelot-Narquin, a rendu public le Décret n°2010-125 du 8 février 2010 retirant « les troubles précoces de l’identité de genre » de la nomenclature des affections de longue durée (ALD). Pour la Ministre de la Santé, le transsexualisme ne relève plus, comme auparavant, des « troubles névrotiques sévères et les troubles graves de la personnalité et du comportement ». Trans Aide s’en félicite mais souligne que la Ministre n’a toujours pas mis fin aux protocoles de stérilisation des personnes trans-identitaires mis en œuvre au sein de son ministère.

Le nouveau décret devrait cependant avoir plusieurs conséquences notables, immédiates, sur la vie des personnes trans-identitaires, qu’elles soient transsexuelles ou transgenres.

Tout d’abord, nous nous inquiétons pour l’avenir des personnes transsexuelles demandant une aide et un suivi médical pour pouvoir « changer de sexe ». Qu’adviendra-t-il de celles et ceux qui souffrent psychologiquement et qui demandent le maintien de la prise en charge financière par les caisses d’assurance maladie ? Une ALD nouvelle sera-t-elle crée ? Trans Aide, parmi les pistes de travail qu’elle a rendues publiques le 15 décembre 2009, demandait pour les personnes transsexuelles le maintien d’un système de soins, non obligatoire, respectueux des personnes et adapté à leurs demandes. Ce décret ne garantit pas du tout la mise en place d’un tel dispositif et nous partageons les préoccupations exprimées à ce sujet par de nombreuses associations de personnes transsexuelles.

Plus besoin d’être malade pour être stérilisée !

En ce qui concerne les personnes transgenres, la conséquence immédiate et logique de ce décret serait l’abandon pur et simple de toute obligation de stérilisation pour obtenir un changement d’état civil. Nous jugerons donc la sincérité du gouvernement dans quelques mois, lorsque la justice prendra une décision face aux procédures d’appel de deux personnes transgenres, responsables nationales de Trans Aide, qui se sont vues refuser un changement d’état civil par le Tribunal de Grande Instance de Nancy. Dans les deux cas, ce refus était motivé par l’absence de raison « thérapeutique » et de preuve de stérilisation définitive. Un nouveau refus de changement d’état civil en appel prouverait que rien n’a changé pour les personnes transgenres et que la stérilisation forcée continue de plus belle en France ! Le gouvernement devrait alors prendre ses responsabilités et mettre officiellement fin à l’obligation de stérilisation.

Le Ministère de la santé en désaccord avec la Haute Autorité de la Santé…

Trans Aide s’interroge enfin sur les désaccords manifestes entre la HAS (Haute autorité de la Santé) et la Ministre de la Santé. Le rapport d’avril 2009 de la HAS (« Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France ») recommandait en effet un suivi psychiatrique obligatoire des personnes transsexuelles alors que le décret de la Ministre affirme vouloir en finir avec toute psychiatrisation du transsexualisme. A l’inverse, dans ce même rapport, la HAS remettait en cause la stérilisation forcée  des personnes Trans’, au nom de l’éthique médicale, alors que madame Bachelot-Narquin refuse de s’exprimer à ce sujet.

Pour résumer, la HAS recommande un suivi psychiatrique mais propose d’en finir avec la stérilisation imposée pour tout changement d’état civil et la Ministre de la Santé dépsychiatrise mais stérilise !

Trans Aide (Association nationale transgenre) reste donc dubitative sur les intentions réelles de la Ministre de la Santé et renouvelle sa demande d’être reçue au plus vite par madame Bachelot-Narquin pour mettre fin à la stérilisation forçée.

Pour Trans Aide (Association nationale transgenre)
Delphine Ravisé-Giard Trans Aide (Association nationale transgenre)
BP 43670 54097 NANCY Cedex

Site Internet : www.trans-aide.com


> Lettre ouverte à Madame Nadine Morano,
Secrétaire d’état chargée de la Famille et de la Solidarité
« Pourquoi geler les droits de nos enfants ? »

Nancy, le 19 novembre 2009

Madame la Secrétaire d’État,

Il y a vingt ans, était adoptée la charte des Droits de l’enfant des Nations Unies.

Ce vendredi, comme tous les 20 novembre, nous commémorons cette avancée pour le respect des droits des enfants, qui doivent en effet être protégés, comme tous les citoyens qui ne peuvent se défendre seuls, afin de pouvoir faire valoir leurs choix, accéder à l’éducation, à la santé, à vivre dignement, dans un environnement sécurisé et apaisé.

En France, une catégorie de famille est pourtant mise à l’écart, inexistante aux yeux des lois de la République. Combien de temps faudra-t-il encore, madame la Secrétaire d’État, pour que le gouvernement auquel vous appartenez reconnaisse les droits de tous les enfants à avoir une famille reconnue par la Nation ?

À force de nier la réalité que vivent ces enfants au quotidien, à ne pas vouloir reconnaître l’existence de ces familles ordinaires, le droit de ces enfants à avoir une famille soudée, aimante et protectrice est systématiquement bafoué. Nos enfants n’ont pas l’assurance de voir perdurer les liens familiaux, au cas où un accident surviendrait à l’un des parents ! Pourquoi interdire à ces enfants d’avoir, comme les autres, le droit à la sécurité affective et patrimoniale, au seul fait que l’un de leurs parents serait LGBT (lesbienne, gay, bi ou trans) ?

Au-delà de l’insécurité dans laquelle sont plongées l’ensemble des familles LGBT par un archaïsme sociétal et surtout des arrière-pensées électoralistes médiocres, pourquoi empêcher également la reconnaissance des droits des familles recomposées qui sont devenues aujourd’hui une composante notable de notre société ?

Les familles recomposées et l’homoparentalité sont aujourd’hui, pour des centaines de milliers de personnes, une réalité quotidienne. Ne pas le reconnaître témoigne d’un mépris insupportable à l’égard de toutes les personnes LGBT de France, qu’ils soient parents ou non. Et, plus grave encore, un mépris de fait à l’égard des enfants concernés.

À l’heure où nous commémorons la chute du mur de Berlin, je fais le vœu que le mur d’obscurantisme et de négation juridique dans lequel nous sommes maintenus, afin de nous interdire les mêmes droits à la parentalité, tombera prochainement. Notre détermination à nous faire reconnaître pour ce que nous sommes est totale. Nous nous battrons, Madame la Secrétaire d’État, jusqu’à l’obtention de la pleine reconnaissance de la liberté de nos choix de vie, la pleine égalité de nos droits et celle de nos enfants, afin que la fraternité républicaine devienne une réalité pour tous et toutes. N’en déplaise aux obscurantistes, nous sommes des citoyens à part entière !

Il ne s’agit donc plus de philosopher, Madame la Secrétaire d’Etat, pour savoir s'il s’agit de reconnaître un droit à l’enfant pour les couples homosexuels. Il s’agit juste de reconnaître le droit de nos enfants à l’égalité, pour que cesse enfin cette discrimination inacceptable !

Patrick Roberstein,
Président d’Equinoxe Nancy Lorraine


> 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le SIDA,
Équinoxe s’engage parce que le SIDA ne s’éclipse pas !

1er decembre 2009

Dans la continuité de l’action menée l’an passé, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida qui se déroulera le 1er décembre, Equinoxe ira à la rencontre du grand public afin de le sensibiliser sur les ravages que cette épidémie produit encore sur tout un chacun, tant dans le Monde, qu'en Lorraine ou à Nancy.

Les données épidémiologiques actuelles sont très claires : l'ensemble de la population est concerné, et l'infection gagne du terrain auprès des hommes et des femmes, quels que soient leur sexualité ou leur âge, rendant particulièrement trompeur la seule évocation de groupes à risques.

Conformément à ses valeurs citoyennes et républicaines, faites d'une réelle volonté d'égalité pour tous, Equinoxe Nancy Lorraine se refuse à entrer dans une approche communautaire de la prévention du VIH et de toutes les infections sexuellement transmissibles. Notre identité lesbienne, gay, bi, trans, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes tous égaux devant la santé, le bien-être, a fortiori quand l'épidémie touche notre entourage, notre famille et nos amis, bien au-delà des carcans des orientations sexuelles.

C'est pourquoi ce samedi 28 novembre, à partir de 14h, nous arpenterons les rues commerçantes du centre-ville afin d'aller à la rencontre directe du grand public. L'objectif est simple : échanger sur les pratiques à risques et les modes de contamination, sensibiliser sur l'importance du dépistage précoce pour éviter les contaminations multiples, et enfin distribuer massivement des préservatifs masculins et féminins, accompagnés de plaquettes d'information éditées avec l’appui financier de la Ville de Nancy et du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.

C'est par des actions de terrain et vers un public le plus large possible, dans une approche universelle, que nous entendons lutter à notre manière et avec l'ensemble des acteurs de prévention, contre la propagation du VIH.

 

 

> Des droits pour nos enfants, pas des berceuses !

RAL

 

> Sauvons la gaypride

Votre liberté fondamentale de manifester est aujourd'hui menacée. En effet, le procés opposant l'association de lutte contre l'homophobie Couleurs Gaies et la mairie de Metz va être audiencer avec 6mois d'avance, l'association ne pourra pas faire appelle a l'appui de la HALDE (Haute Autorité de Lutte Contre les Discrimination) pour pouvoir se défendre. Homo, bi, hétéros, de Metz ou d'ailleurs, aidez Couleurs Gaies a défendre vos droits et vos libertés.

> Le 8 juin, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations
et pour l'Égalité adopte la délibération 2009-222 : Delib 2009-222 (PDF)

Dernière minute : À la suite de la saisine de la HALDE du 20 avril 2009 par Équinoxe Nancy Lorraine, le 8 juin, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité adopte la délibération 2009-222 : Delib 2009-222 (PDF)

Et pour les personnes transgenres ?
La stérilisation comme condition du changement d’identité !

Le maintien à tout prix de la vision discriminante de la cellule familiale – qui se doit d’être composée uniquement d’un homme de sexe mâle et d’une femme de sexe femelle – a pour conséquences violences, discriminations, suicides et malheureusement morts d’autres êtres humains ayant une orientation sexuelle, une identité de genre différente…

Cette violence de l’État français consiste à refuser le mariage républicain pour les personnes homosexuelles et à obliger les personnes trans-identitaires à divorcer pour obtenir leur changement d’état-civil. L’État rejette aussi tout projet de famille fondé sur l’amour et la parentalité, à une partie de la population à cause de son orientation sexuelle ! Le projet de loi de la députée Nadine Morano, qui donnait des droits parentaux sans distinction d’orientation sexuelle aux beaux-parents demandeurs, a provoqué une levée de boucliers dans la majorité actuelle ! Vous vous rendez compte ? Un début de reconnaissance de l’homoparentalité en France ! Pour ces élus (de plus en plus coupés) du peuple, c’est une hérésie que l’égalité face à un projet familial…

On remarquera aussi que les défenseurs de l’homoparentalité n’étaient pas vraiment au mieux de leur forme pour défendre des valeurs reposant sur l’égalité des droits pour toutes et tous. Il y avait là un certain manque d’ardeur, voire de conviction face aux tenants de la discrimination. La violence de l’État français s’exprime aussi au travers du Ministère de la Santé et de sa ministre Roselyne Bachelot – qui a refusé à Trans Aide l’entrevue que nous lui demandions pour discuter des nouvelles dispositions préconisées par la HAS au Ministère de la Santé, totalement contraires aux droits humains : centre de tri, stérilisation chimique puis chirurgicale (condition pour obtenir en France une modification de son état civil !).

En réponse à une question écrite du député de Nancy, la Ministre de la Justice, madame Rachida Dati, a réagit par une fin de non-recevoir, citant exclusivement les transsexuels, dont elle estime le traitement satisfaisant ; elle n’évoque ni la question ni même le terme transgenre ! Le Tribunal de Grande Instance de Nancy, lors d’un récent jugement, a d’ailleurs rejeté la demande de changement d’identité d’une personne transgenre, essentiellement parce qu’elle avait refusé de fournir la preuve de sa stérilisation… Les attendus, sur lesquels nous reviendrons ultérieurement, soulignent clairement que, sans cette preuve, une personne transgenre pourrait procréer… On voit bien que c’est la parentalité qui est au cœur de la répression d’État contre les Trans.

En France, la HAS – Haute Autorité de Santé – appelle donc à une répression accrue et verrouille donc la liberté de vivre son identité de genre en émettant un rapport dont les conclusions sont un recul effarant sur une situation déjà scandaleuse. Aujourd’hui, on tente de psychiatriser les plus faibles, et on stérilise les « anormaux » ! En ne nous accordant pas le droit au changement d’état-civil dans des conditions respectueuses des droits humains, l’État français fait tout pour nous détruire.

Pas stérilisé(e) ? pas de papiers !

Voilà la position de l’état français ! Pour les quelques groupes Trans qui voulaient encore croire à la possibilité d’apitoyer nos dirigeants, le message est clair : si vous voulez vivre, battez-vous ! Ces gens-là ne nous donneront pas spontanément cette égalité car ils préfèrent fermer les yeux sur les violences, les discriminations et les morts engendrées par leur politique du « bien pensant mâle hétérosexuel dominant », supposé être la seule « bonne voie ». Pas besoin de « guide » de la pensée pour imposer leur « loi naturelle » reposant sur le seul modèle de cellule familiale où l’amour n’a pas sa place : un mâle dominant sa femelle soumise ! C’est le fondement de la vision hétéro-patriarcale et sectaire de la famille…

Notre vision à nous est authentiquement républicaine : l’égalité des droits pour toutes et tous !

Mais combien de morts, de tentatives de suicide, d’actes de violence et discrimination au quotidien faudra-t-il encore pour obtenir l’égalité des droits ?La communauté LGBT (Lesbienne Gai Bi Trans) assiste bel et bien à un raidissement de l’État français, à une stigmatisation et à une répression accrues envers les personnes transgenres. L’égalité républicaine n’est réservée, dans les faits, qu’aux citoyens définis comme mâles et hétérosexuels… Blancs de préférence ! Bref, une communauté d’autant plus minoritaire que, dans ses rangs, surtout chez les jeunes hétérosexuels, beaucoup rejoignent désormais notre combat contre les violences sexistes, l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie. Face à la politique discriminatoire de l’État français, mobilisons-nous pour en finir avec une situation indigne d’une République digne de ce nom. Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’odieux chantage : stérilisation contre modification d’état civil !

Nous exigeons l’accès à la parentalité et au mariage républicain pour tous et toutes !

© Trans Aide

 

> Dimanche 14 juin :
Journée Mondiale du Don du Sang
Les homosexuels exclus !

Dénonçons avec force la position rétrograde et infondée en matière de santé publique, que cautionne la probable future ex-Ministre de la Santé madame Bachelot, en refusant le don de sang des personnes homosexuelles. Notre orientation sexuelle nous frappe-t’elle donc d’infamie ? Il y a bien longtemps pourtant que les pouvoirs publics, les grandes associations de prévention du SIDA ont dit qu’il était stupide de parler de catégories à risques, que la seule chose qui était importante c’était la prise de risque.

Rappelons par ailleurs, que Xavier Bertrand en juillet 2006, puis madame Bachelot elle-même, en décembre 2007, alors tous deux Ministres, s’étaient engagés à ouvrir le don du sang aux homosexuels. Non contents de bafouer leurs engagements respectifs, de cautionner une discrimination, ils amalgament Homosexualité et Séropositivité. Ce que nous ne pouvons que condamner avec force et vigueur, tout comme l’ensemble des associations qui font au quotidien de la prévention du SIDA.

Est-il plus à risque d’être homosexuel, fidèle et en couple stable ? Ou hétéro volage, n’utilisant jamais de préservatifs, de peur que sa femme ne les trouve ? Il est temps d’avoir un discours cohérent en matière de prévention, de responsabilisation et de santé publique.

C’est pourquoi, dès la rentrée de septembre, Equinoxe Nancy Lorraine saisira publiquement les acteurs de prévention, de santé publique, pour que chacun se positionne. Nous organiserons un débat public et nous inviterons tout le monde : les praticiens, les associations de prévention, les associations de défense des droits de l’homme, les représentants de l’Etablissement Français du Sang, les associations LGBT, les élus…

Parce qu’avant tout, c’est un choix politique, éthique, pour en débattre !
Si il faut qu’individuellement nous saisissions la HALDE pour faire condamner l’établissement Français du Sang et l’État, nous y sommes prêts ! Nous le ferons !

Les pouvoirs publics seraient certainement mieux inspirés à mettre en œuvre des moyens pour mener à nouveau de grandes campagnes de prévention à destination de toutes les catégories de population, s’appuyant sur des acteurs engagés, actifs et militants. Les raisons de se mobiliser et de revendiquer, sont nombreuses pour que tout simplement la devise “Liberté, Egalité, Fraternité”, prenne pleinement sens.

 

> Les Principes de Jogjakarta nous rassemblent
26 janvier 2009

L’association LGBT Equinoxe Nancy Lorraine et l’Association nationale Transgenre Trans Aide ont signé une charte de partenariat le 26 janvier. Celle-ci repose sur un fondement essentiel : l’égalité de chacun et de chacune dans sa diversité, quels que soit son sexe, son orientation sexuelle, son identité de genre.
Ces valeurs d’égalité et de respect prennent corps dans un texte international de référence que les associations signataires revendiquent comme leur : les Principes de Jogjakarta, qui sont une série de mesures sur l’application des Droits humains en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre.
Ces principes affirment un ensemble cohérent de normes juridiques internationales auxquelles les États doivent se conformer. Ils promettent un futur différent, où tous les êtres humains, nés libres et égaux en dignité et en droits, pourront jouir de ce précieux droit à la vie.
Les Principes ont été développés et adoptés à l’unanimité par un groupe d’experts reconnus des droits humains, de diverses régions et origines, y compris des juges, des universitaires, un ancien Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, des Procédures spéciales des Nations Unies, des membres des Organes de Traités, des organisations non gouvernementales et d’autres.
Un événement clef dans le développement des P
rincipes a été le séminaire international réunissant ces experts à l’Université Gadjah Mada de Jogjakarta, en Indonésie, du 6 au 9 novembre 2006. Cette réunion a permis de clarifier la nature, l’envergure et les modalités d’application des obligations qui incombent aux États en matière de droits humains liés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans le contexte des traités et des droits humains actuels. Les Principes de Jogjakarta abordent un large éventail de critères en matière de droits humains et leur application aux questions liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.
Celles-ci comprennent les exécutions extrajudiciaires, la violence et la torture, l’accès à la justice, le droit à la vie privée, la non-discrimination, les droits à la liberté d’expression et d’association, l’emploi, la santé, l’éducation, l’immigration et les questions liées aux réfugiés, la participation à la vie publique et une variété d’autres droits démocratiques.

Le 26 janvier 2009, l’association LGBT (Lesbienne, Gai, Bi, Trans) Équinoxe Nancy Lorraine et l’association nationale transgenre Trans Aide ont procédé à la signature conjointe des Principes de Jogjakarta, et d’une charte de partenariat, en présence de représentants des principales associations LGBT de Lorraine et de nombreuses personnalités locales.

Télécharger la charte de partenariat au format PDF.

Télécharger les principes de Jogjacarta au format PDF.

“Equinoxe Nancy Lorraine joue ses atouts”


En prévision de la Journée mondiale de lutte contre le Sida du 1er décembre, l'association Equinoxe Nancy Lorraine a initié depuis juillet un projet de sensibilisation du grand public sur les questions de prévention en lien avec le VIH. Des outils d'information spécialement réalisés pour cette opération seront largement distribués.
Pour de trop nombreuses personnes, qui sous estiment aujourd'hui la maladie, l'apparition des trithérapies et l'allongement considérable de l'espérance de vie des malades ont contribué à faire du SIDA une maladie banale, sans enjeu vital. Certains vont même jusqu'à imaginer que le SIDA se guérit. Il n'en est évidemment rien ! C'est pourquoi il faut que chacun reste vigilant, s'informe et en parle sans tabou avec son entourage.
2000 dépliants d'information grand public ("Atout pique, atout cœur"), 1000 préservatifs personnalisés ainsi que de nombreuses plaquettes d'information seront distribués aux nancéiens.
L'originalité de l'approche du public réside dans le jeu. Plusieurs animations seront proposées aux passants, afin de transmettre un maximum d'information tout en dédramatisant l'évocation du VIH et du SIDA :
• la roue du plaisir sans lendemain
• le coeur du risque

Une vingtaines d'animateurs a été spécialement formée pour l'occasion. Deux espaces dédiés : un stand de prévention, ainsi qu'un espace confidentiel qui permettra l'accueil individualisé.
L'opération se déroulera samedi 29 novembre de 9h à 18h sous l'Arc Héré, avec le concours de la Ville de Nancy, du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, de la Communauté Urbaine du Grand Nancy et de Aides 54.
Il est demandé à chaque nancéien de se munir d'un préservatif pour l'occasion... Pourquoi ? Réponse samedi !

 

> Le chanteur homophobe Capleton invité à Nancy
le jeudi 20 novembre 2008

Chantre de la violence homophobe, avec pas moins de 29 textes appelant ouvertement à assassiner les homosexuels et les transgenres, le chanteur de « dancehall » jamaïcain Capleton vient à Nancy, mercredi 20 novembre, à l’Autre Canal. Pas très loin d’un autre canal où, en août 2003, un crime homophobe a endeuillé notre cité…

Ce « chanteur de la haine » tente un retour sur les scènes françaises, après avoir consenti à signer le « Reggae Compassionate Act ». Lancé à l’initiative du mouvement international « Stop Murder Music », il s’agit d’un engagement à respecter les minorités sexuelles et à s’abstenir d’incitations à la haine. Des artistes qui avaient autrefois gravement dérapé l’ont signé, dont Capleton, le seul à être revenu sur sa parole.

Lors de la précédente tournée française du chanteur, en juin 2005, plusieurs de ses concerts avaient en effet été annulés par plusieurs propriétaires de salle et, à Grenoble, par Michel Destot, député-maire de Grenoble.

Capleton vient hélas de récidiver, notamment en Allemagne et en Jamaïque, où il a appelé le public à « lever les mains » pour « brûler les pédés et les sodomites » (sic !). Des extraits de concerts postés sur le site YouTube attestent que les slogans homophobes (proférés en créole pour éviter d’être aisément compréhensibles des journalistes !) font plus que jamais partie du répertoire du chanteur.

Révoltés par la venue de ce pousse-au-crime, Équinoxe vient d’adresser un courrier à Monsieur André Rossinot, maire de Nancy et Président de la communauté du Grand Nancy, afin de lui demander de faire en sorte que ce chanteur ne puisse pas davantage se produire à Nancy cette année qu’en 2005. Car si la liberté d’expresion doit êre défendue par tous, elle ne comprend pas, dans notre pays, l’appel au meurtre contre des individus ou des groupes !

Nous souhaitons aussi rappeler que la loi prévoit que ceux qui appellent à l’une des discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du Code pénal à l’égard d'une personne ou d’un groupe de personnes à raison de /leur orientation sexuelle sont punis d’un an d’emprisonnement et/ou de 45 000 euros d’amende (article 24 de la loi sur la presse de 1881).

Liens utiles :
Vidéos sur Youtube du huitième «Magnum GT Christmas Extravaganza», Independence Park, Black River, St. Elizabeth, Jamaïque (on reconnaît Capleton qui profère les termes «battyboy», «battyman», «bamboclaat», «burn battyman»...)
http://www.youtube.com/watch?v=6fgiG2oz7ac
http://www.youtube.com/watch?v=uL5HMvZcMrM
Documentaire « L’homophobie en Jamaïque » issu de Arte :
http://www.gayclic.com/articles/tracks_l_homophobie_en_jamaique.html

Cliquer pour télécharger le tract qui sera distribué pendant le concert

 

> M. Gérard Longuet, sénateur UMP,
insulte les homosexuels !

À une époque lointaine, où on lui prêtait encore un avenir politique, M. Gérard Longuet avait déclaré : « J’ai été le plus jeune has been de France »… Au vu de ses déclarations homophobes, le sénateur UMP confirme plus que jamais ce jugement lucide sur lui-même !

Renouant avec l’extrémisme de sa jeunesse (Il a débuté sa carrière au sein du groupuscule d’extrême-droite Occident), M. Longuet a en effet osé déclarer « incompatible la lutte contre la pédophilie et la lutte contre l’homophobie en milieu scolaire » et qu’entre les deux notions « Il faut savoir sur quelles valeurs on s’arrête » (sic !). Le sénateur UMP de la Meuse, fait semblant d’oublier ce que tout le monde sait : le premier est un délit grave, puni par la loi, le second un mode de vie comme un autre. De plus, les délinquants sexuels (pédophiles, violeurs, auteurs de violences diverses contre les femmes et les enfants) sont dans leur immense majorité des hétérosexuels. Cette communauté n’y est évidemment pas pour autant assimilable. De telles évidences, tout le monde les partage. Hormis M. Longuet et quelques autres dinosaures de la vie politique française…

Le plus grave, c’est que ces propos inqualifiables de M. Longuet ne traînent pas dans une presse de caniveau, où ils auraient leur place, mais hélas dans une vidéo en ligne sur le site du Sénat ! Elle retranscrit l’audition de Monsieur Xavier Darcos, Ministre de l’Education nationale, en date du 3 juillet 2008, par la commission des finances de la Haute Assemblée dont M. Gérard Longuet est membre.

Équinoxe est consternée de constater que ce dérapage grave de M. Longuet n’a fait l’objet d’aucun rappel à l’ordre du ministre de l’Education nationale, si ce n’est une légère remarque, ni sanctions au sein du groupe UMP. Il serait temps que l’UMP et le gouvernement choisissent clairement entre leur volonté affichée de lutter contre l’homophobie et le silence complice avec de tels propos lorsqu’ils sont émis par des élus de la majorité !

Le ridicule ne tue plus, paraît-il. M. Longuet devrait donc pouvoir encore longtemps confirmer son statut peu enviable de has been de la politique française ! Pour autant, la loi anti-discriminations, qui condamne les propos homophobes, a récemment conduit un député apparenté UMP à être condamné par un Tribunal de Grande Instance pour homophobie. M. Longuet, qui a toujours été un chaud partisan de l’exemplarité des peines, devrait y réfléchir avant de récidiver…

 

 

> Jeudi 16 octobre - Place Stanislas
grand rassemblement pour dire non à Edvige 2 !

> EDVIGE, invitée surprise, vendredi et samedi,
au Livre sur la Place de Nancy…

Vendredi 19 septembre, à 18 heures, le collectif Non à Edvige 54 a formé une chaîne humaine, place Stanislas, face à l'hôtel de ville de Nancy, à l'occasion de la remise du Prix « Livres et Droits de l’Homme, Prix 2008 de la Ville de Nancy ». Tous arboraient sur la poitrine une pancarte « Nous aimons les livres, pas les fiches ! Non à Edvige ». Le lauréat du prix, Frédéric Lenoir, a manifesté sa sympathie aux manifestants en déclarant : «Je suis pour le respect des Droits de l'homme... même en France. »

Samedi 20 septembre 2008, de 14h30 à 16h, sous la Bulle du Livre, le comité Edvige a sollicité les auteurs qui, nombreux, avaient déjà signé la pétition en ligne... 24 écrivains ont ajouté leur nom pour dire « Non à Edvige », malgré le recul partiel du gouvernement. Quelques moments forts :
— Richard BOHRINGER, indigné tout particulièrement par la mesure que le gouvernement maintient à tout prix : le fichage des enfants à partir de 13 ans !
— Edmonde CHARLES-ROUX, qui, sans une seconde d''hésitation, a tendu la main pour apposer sa signature. La Présidente de l'Académie Goncourt avec nous : un vrai moment d'émotion pour tout le collectif Non à Edvige 54 !

Liste des nouvelles signatures du Livre sur la place : Florence BEN SADOUN Delphine BERTHOLON Richard BOHRINGER Valérie BONNIER Kenza BRAIGA Edmonde CHARLES-ROUX Jean-Baptiste DEL AMO Christian DUPLAND Joël EGLOFF Mélanie FAZI Laurent GENEFORT Eric GENETET Valentine GOBY Denis GUEDJ Tristan JORDIS Isabelle LEVY Frédéric MARS Mamadou mahmoud N' DONGO Marie NIMIER Gisèle PINEAU Olivier ROLLIN Akli TADJER Gérald TENENBAUM Aude WALKER

Signer l’appel pour l’abandon du fichier EDVIGE sur le site Internet
http://nonaedvige.ras.eu.org

 

> Création d’un collectif local pour dire Non à Edvige !

A l’initiative de plusieurs associations, partis politiques et syndicats signataires de la pétition nationale « Non à Edvige », un collectif local s’est crée. Ce collectif souhaite interpeller les personnes sur la menace d’EDVIGE. Sous couvert de l’argument selon lequel ce fichier servirait à la lutter contre la délinquance juvénile, EDVIGE n’est au final qu’un instrument de pression et de dissuasion envers tout individu engagé dans la vie de la cité. Etat de santé, cercle d’amis, signe physique particulier, orientation sexuelle, activité associative, politique. Toute personne « susceptible de troubler l’ordre public » peut ainsi se faire ficher dès l’âge de 13 ans. Le collectif « Non à Edvige54 » appelle à un retrait sans appel du décret du 1er juillet instituant ce fichier. Des actions auront lieu dans le département dès le 6 septembre afin de dénoncer l’arbitraire d’une telle mesure.
Premiers signataires : MJS54, LDH54, Equinoxe, Trans Aide, AIDES, Sud Lycée, Alter Egaux, MRAP, LCR54,NPA, Syndicat de la Magistrature, Gauche Alternative54,CGT54,UNEF54 , PCF54, Les Biens-Nées, Jeunes Modem54,

 

> EDVIGE : Nouveau retour en arrière !

Par un décret du 1er juillet 2008, un nouveau fichier de police dénommé « EDVIGE » a été mis en place. Ce fichier prévoit en particulier la possibilité d’enregistrer des données personnelles sur l’orientation sexuelle et l’état de santé d’un individu (notamment le statut sérologique –VIH–), mais aussi sur ses activités politiques, syndicales, religieuses, et cela dès l’âge de 13 ans.

Le décret prévoit que la santé ou la vie sexuelle « peuvent être enregistrées […] de manière exceptionnelle » pour « des personnes […] ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, économique ou syndical ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif », ainsi que pour des « individus […] susceptibles de porter atteinte à l'ordre public », mais aussi pour des « enquêtes administratives […] pour déterminer si le comportement des personnes […] est compatible avec l'exercice des fonctions ou missions envisagées ».

27 ans après la destruction des listes d’homosexuels dans les préfectures ordonné par Gaston Defferre alors Ministre de l’Intérieur, notre association ne peut que s’alarmer face à un tel retour en arrière, quelques semaines seulement après l’enterrement du fichier ARDOISE1. Bien que la France ait récemment reconnu officiellement la Journée mondiale contre l’homophobie, nous observons une forte volonté de la part du gouvernement de stigmatiser les personnes lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et trans’ de notre République en proposant coup sur coup deux systèmes de fichage, notamment par orientation sexuelle.

Equinoxe Nancy Lorraine, Membre de la Fédération Française des Centres LGBT, dénonce une nouvelle atteinte aux principes même des libertés fondamentales dont s’enorgueillit notre pays. C’est pourquoi, cosignataire, elle s’associe aux syndicats et aux associations s’opposant à un tel dispositif, et invite à signer l’appel pour l’abandon du fichier EDVIGE sur le site Internet

http://nonaedvige.ras.eu.org

 

> Répression anti-LGBT en Turquie...
Une association turque condamnée à la fermeture !

L'association Turque LGBT (Lesbienne, gai, bi, trans')Lambdaistanbul, qui existe de fait depuis 1993, subit une répression judiciaire et policière depuis Juillet 2007 qui a abouti à la décision de justice de sa fermeture, pour « atteinte à la moralité publique ». Une procédure en appel est lancée. L'enjeux dépasse le simple cas de Lambdaistanbul : une telle décision de justice légalise la discrimination à l'encontre des personnes LGBT en Turquie.

Lambdaistanbul fait une manifestation à Istanbul le samedi 7 juin et appelle à une mobilisation internationale, notament à des actions publiques si possible le 7 juin, ou à d'autres dates, y compris dans le cadres des marches des Fiertés LGBT de nos villes. Elle invite également à participer à la marche des fièrtés d'Istanbul le 29 juin 2008 (semaine des visibilités d'Istanbul du 23 au 29 juin).

Quels sont les enjeux du procès ? Le procès qui condamne Lambdaistanbul à la fermeture au nom de la morale publique créé un précedent en Turquie : la discrimination légalisée à l'encontre de toutes les organisations et toutes les personnes LGBT. Si le procès en appel confirme ce jugement, il y aura une jurisprudence discriminatoire qui constituera une grave atteinte aux droits fondamentaux des personnes LGBT. A l'heure actuelle, la législation Turque ne criminalise pas les personnes LGBT mais ne garantit pas non plus leur droits fondamentaux. Si la constitution Turque reconnaissait l'orientation sexuelle et l'identité de genre comme source de discrimination et les prenait en compte pour la garantie de l'égalité en droit de touTEs, une telle répression judiciaire n'aurait pas été possible. C'est pour cette raison que Lambdaistanbul et d'autres organisations LGBT en Turquie revendiquent l'inscription dans la constitution Turque de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre dans l'article relatif à l'égalité de traitement et en droit, au même titre que le sexe, les origines et la religion. Même si, nous le savons tous, des lois ne viennent pas à bout des discriminations lesbophobes, homophobes, biphobes, transphobes, ou encore racistes, sexistes etc., elles constituent un outil nécéssaire pour défendre ses droits lorsqu'on est discriminéE. Si vous organisez des actions ou prenez des initiatives, merci d'en informer Lambdaistanbul avant ou après à lambda@lambdaistanbul.org (écrire en anglais si possible). C'est important pour le moral de nos amis turcs !

 

> L’homme déchu de sa nationalité
après avoir épousé un Néerlandais pourrait redevenir Français en 2009

 

LEMONDE.FR avec AFP | 02.05.08 | 08h36 • Mis à jour le 03.05.08 | 09h01
"J'ai l'impression d'être renié par mon pays, mes racines, mon héritage. Je suis traité comme un criminel." Dans des témoignages à Libération et au Parisien, vendredi 2 mai, Frédéric Minvielle, 37 ans, se dit "indigné". Ce Français vivant aux Pays-Bas a été déchu de sa nationalité française après s'être marié avec un Néerlandais et avoir acquis la nationalité de son conjoint. Installé aux Pays-Bas depuis 2002, M. Minvielle s'y est marié le 6 décembre 2003 et a acquis la nationalité néerlandaise en 2006, "parce que ce pays reconnaît mon amour et mon mariage", a-t-il expliqué.
Lorsqu'il s'inscrit sur les listes électorales du consulat à Amsterdam fin 2006 pour pouvoir voter à la présidentielle de 2007 – "j'ai voté Sarkozy qui maintenant m'enlève ma nationalité", déplore-t-il –, le consulat intrigué transfère son dossier au ministère de la justice. Selon une convention entre la France et les Pays-Bas en vigueur depuis 1985 et modifiée en 1993 et 1996, tout ressortissant d'un des deux pays acquérant la nationalité de l'autre pays perd sa nationalité d'origine, sauf en cas de mariage et de volonté expresse de conserver sa nationalité initiale. Mais la France ne reconnaissant pas le mariage homosexuel, Frédéric Minvielle s'est vu signifier par le consulat, fin 2007, la déchéance de sa nationalité française, selon des documents dont l'AFP a obtenu copie. Il lui a été demandé dans la foulée de rendre sa carte nationale d'identité et son passeport, ce qu'il a refusé de faire. L'affaire a été révélée par le magazine français Têtu. "Si j'étais une femme mariée à un Hollandais, il n'y aurait pas eu de problème, mais je suis un homme marié avec un homme" et donc "considéré comme célibataire par la loi française alors que j'ai un acte de mariage légal", dénonce-t-il.

DÉCISION "PARTICULIÈREMENT HUMILIANTE"
La porte-parole du groupe PS à l'Assemblée Aurélie Filippetti a qualifié cette déchéance de "révoltante, violente et discriminatoire" et demandé "la révision de la convention franco-hollandaise". De leur côté, les Verts ont estimé que "la décision de l'administration française est très clairement homophobe et humiliante". L'association SOS-Homophobie s'est quant à elle élevée contre une décision "particulièrement humiliante et symboliquement inexcusable", et demande au gouvernement "de réintégrer immédiatement cet homme dans la nationalité française".
Devant l'ampleur de la polémique et à deux semaines de la journée mondiale contre l'homophobie, le 17 mai, le ministère de l'immigration a fait savoir vendredi qu'il a entamé "dès mercredi un réexamen juridique en diligence" de la situation de M. Minvielle, puis s'est dessaisi du dossier au profit des ministères de la justice et des affaires étrangères. La Chancellerie a ensuite fait savoir que Paris a lancé fin 2007 une procédure de dénonciation de certaines clause de la convention franco-néerlandaise, afin qu'un tel cas ne se reproduise plus. Selon une source diplomatique interrogée par l'AFP, cette dénonciation sera effective en mars 2009, ce qui permettra à M. Minvielle de "demander par déclaration sa réintégration dans la nationalité française".
"Je veux garder ma nationalité, c'est une question de principe. Je suis né Français, à Lorient, toute ma famille est en France. Je me sens rejeté par mon pays mais j'espère que mon cas fera jurisprudence pour changer la loi", a déclaré Fréderic, mercredi, en apprenant le réexamen de son dossier. Se disant "prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme", il a indiqué que son avocate engagerait "dès lundi" une procédure judiciaire pour contester sa radiation.